Thursday, July 1, 2010

Marrakesh

Dimanche 20 juin, 2010

1:50 du matin. On arrive finalement a Marrakesh. Une heure de decallage horaire avec la Suisse, mais tout de meme, ca fait tard. Le temps de retrouver mon bonhomme a pencarte a l'aeroport, et apres un court trajet dans la ville, tres animee encore a cette heure, j'arrive a l'hotel a 2:30. A la reception, on me tend un message qui m'apprend que nous quittons l'hotel a 7 heures le matin. Ca va faire court la nuit.

6:50 du matin. Je descends a la reception avec mes bagages et rejoins le reste du groupe dans la salle a manger. Comme toutes les tables sont vides sauf une, je suis vite reperee. "Cheval d'Aventures?". Eh oui. Ca va etre une ambiance tres british. Quatre filles sympas, toutes anglaises, et toutes avec une bonne dose d'humour et de derision. Dont une qui teste la rando pour son agence, mais n'a pas l'air au courant du programme plus que nous. Ca fait partie de l'aventure, de toutes facons.

4 heures, non, 5, enfin disons 6 heures de route pour arriver au depart de la rando. On s'apercevra vite que la notion des heures inclue quelques souplesses dans le coin. Nous faisons connaissance pendant le trajet, et on plaisante sur l'eventuelle surprise de l'expedition (il y en a toujours quelques-unes): a quoi vont ressembler nos montures? Vont-ils nous faire le coup des etalons?

Les chevaux nous attendent dans un camping a Imsouane, petite localite au bord de l'Atlantique entre Agadir et Essaouira. Eh oui, ce sont bien de superbes etalons qui nous attendent, etalons arabes meles de berberes. On s'inquiete toutes un peu, connaissant la reputation des montures, mais comme les juments sont bien trop precieuses pour etre montees ici, on va devoir s'y faire. En fait, on nous explique qu'il faut etre aux aguets le premier jour, histoire d'etablir une hierarchie claire dans le group, et apres, ca devrait bien se passer.

Pour une fois, on va etre des cavaliers serieux. Tout le monde porte une bombe, et nous sommes chacune responsable d'etriller, brosser et seller notre cheval. Avant le depart, on fait un petit tour dans une arene improvisee sur les falaises, une facon de tester non seulement l'ordre de nos chevaux et leurs compatibilite, mais aussi nos competences en selle. Petit pas, petit trop, et nous nous mettons en route pour trois heures dans les collines qui descendent vers la mer, parfois sur des sentiers, parfois des presque pierriers ou des lits de rivieres qui n'ont pas du voir d'eau depuis un moment. Tres forte bise marine, on se protege avec des foulards, mais il est vite difficile de communiquer. On a parfois l'impression de verser sous la pression du vent. Les chevaux n'ont pas l'air trop concernes et avancent d'un pied sur et tranquille. Nous traversions un ou deux bleds sur les hauteurs, mais ne rencontrons pas grand-monde.

Apres 2 heures de route, mes genoux commencent a faire tres mal. On s'inquiete souvent pour les fesses, surtout apres 2 ans sans monter, mais je sais par experience que ce sont les genoux qui souffrent en premier chez moi. Mes pieds sont quelques part plus bas, mais je ne les sens plus vraiment. Je demande finalement qu'on descende les etriers de quelques crans. Oh bonheur, ca va tout de suite mieux.

Arrivee au camp, sous les arganier. Excellente petite collation d'abricots et de dattes seches et de delicatesses marocaines, avec le toujours excellent the a la menthe. Le repas arrive bien plus tard, vers les 10-11 heures du soir. On prend note. Pas mal de vent, toujours.

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